Calculateur d’heures de travail

Saisissez l’heure de début, l’heure de fin et vos pauses : le calculateur donne le temps de travail effectif de la journée, de la semaine ou de la période, en heures et minutes et en centièmes. Il applique la pause légale de 20 minutes, repère les postes qui passent minuit, compte les heures supplémentaires au-delà de 35 heures avec leurs majorations et les heures de nuit, selon le Code du travail.

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ex. : 08:00 – 17:00, 60 min

Comment calculer ses heures de travail

Le temps de travail d’une journée est l’écart entre l’heure de début et l’heure de fin, moins les pauses qui ne sont pas rémunérées :

Temps de travail effectif = heure de fin − heure de début − pauses

Le calcul se fait en format 24 heures. Le résultat en heures et minutes (h:mm) sert au relevé d’heures ; le résultat en centièmes (8,50 pour 8 h 30) sert à la paie, parce qu’il se multiplie directement par le taux horaire.

Exemple 1 : de 8 h 30 à 17 h 30 avec une heure de pause déjeuner

  1. Retranchez l’heure de début de l’heure de fin : 17:30 − 08:30 = 9 heures.
  2. Déduisez la pause : 9:00 − 1:00 = 8 heures, soit 8,00 en centièmes.

Exemple 2 : de 9 h 05 à 18 h 40 avec 45 minutes de pause

  1. Convertissez en minutes depuis minuit : 18:40 = 1 120 minutes, 9:05 = 545 minutes.
  2. Différence : 1 120 − 545 = 575 minutes, moins 45 = 530 minutes.
  3. 530 minutes = 8 heures et 50 minutes, soit 8:50, ou 8,83 en centièmes.

Exemple 3 : poste de nuit de 21 h 30 à 6 h 15 avec 30 minutes de pause

Quand la fin est avant le début, le poste passe minuit : ajoutez 24 heures. 06:15 + 24:00 − 21:30 = 8:45, moins 0:30 = 8:15. Le calculateur fait l’opération tout seul dès que l’heure de fin est inférieure à l’heure de début, et il compte à part les heures situées entre 21 h et 6 h.

Pour la question qui revient le plus souvent, « comment calculer 7 h 30 de travail », la réponse tient en une ligne : 7 h 30 de travail effectif, c’est 7,5 heures en centièmes, soit par exemple de 8 h 30 à 17 h avec une heure de pause, ou de 9 h à 17 h avec 30 minutes.

La pause légale : 20 minutes dès 6 heures

L’article L3121-16 du Code du travail est court : dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié a droit à une pause d’au moins vingt minutes consécutives. Elle peut être prise avant que les six heures soient atteintes, mais pas fractionnée en deux fois dix minutes. Une convention collective peut prévoir plus, jamais moins.

La pause n’est pas du temps de travail effectif et n’a pas à être payée, sauf si le salarié reste à la disposition de l’employeur pendant ce temps, par exemple un agent qui doit répondre au téléphone pendant son café. Dans ce cas elle compte, et elle est payée. Beaucoup de conventions, dont celle des hôtels, cafés et restaurants, rémunèrent de toute façon une partie de la pause.

Le calculateur déduit automatiquement les 20 minutes lorsque la journée atteint 6 heures, sauf si vous avez saisi une pause plus longue. Vous pouvez désactiver cette option pour un temps de présence brut, ou saisir plusieurs pauses par horaires, ce qui compte aussi les coupures des horaires coupés.

Pause minimale selon la durée de la journée (règle légale, hors convention plus favorable)
Temps de travail dans la journéePause légale minimaleExemple
moins de 6 heuresaucune9 h à 14 h 30 : 5 h 30, pas de pause imposée
6 heures et plus20 minutes consécutives9 h à 15 h 20 avec 20 minutes de pause : 6 h effectives
plus de 6 heures, mineur de moins de 18 ans30 minutes dès 4 h 30art. L3162-3

Durée légale, durées maximales et heures supplémentaires

La durée légale du travail est de 35 heures par semaine civile (art. L3121-27). Ce n’est pas un plafond : c’est le seuil à partir duquel les heures deviennent des heures supplémentaires. Les plafonds sont ailleurs.

Les limites du Code du travail
RègleLimiteArticleDérogation possible
Durée quotidienne maximale10 heuresL3121-1812 heures par accord collectif ou autorisation de l’inspection du travail
Durée hebdomadaire maximale absolue48 heuresL3121-2060 heures sur autorisation administrative, circonstances exceptionnelles
Moyenne sur 12 semaines44 heuresL3121-2246 heures par accord
Repos quotidien11 heures consécutivesL3131-19 heures dans certains cas prévus par accord
Repos hebdomadaire24 heures + 11 heures = 35 heuresL3132-2en principe le dimanche

Au-delà de 35 heures dans la semaine, chaque heure est une heure supplémentaire. À défaut d’accord collectif, les huit premières (de la 36e à la 43e) sont majorées de 25 % et les suivantes de 50 % (art. L3121-36). Un accord d’entreprise ou de branche peut fixer un autre taux, au minimum 10 % (L3121-33). Le contingent annuel est de 220 heures par salarié à défaut d’accord ; au-delà, chaque heure ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos de 50 % dans les entreprises de 20 salariés au plus et de 100 % au-delà.

Avec un taux horaire de 15 euros, une semaine de 41 heures paie 35 heures à 15 euros, 6 heures à 18,75 euros, soit 637,50 euros brut. Une semaine de 46 heures ajoute 3 heures à 22,50 euros. Le calculateur fait cette répartition dans l’onglet Semaine ; pour une semaine type, le calculateur d’heures supplémentaires suffit.

Côté fiche de paie, les heures supplémentaires bénéficient d’une réduction des cotisations salariales et sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 euros nets par an (art. 81 quater du CGI). Les montants affichés ici sont bruts.

Travail de nuit : 21 h à 6 h

À défaut d’accord, est du travail de nuit tout travail accompli entre 21 heures et 6 heures (art. L3122-20). Un accord peut déplacer cette période, à condition qu’elle dure au moins neuf heures consécutives et comprenne l’intervalle de minuit à 5 heures (L3122-2). Le calculateur compte les heures situées dans la fenêtre 21 h – 6 h, y compris quand le poste passe minuit.

Contrairement à l’idée reçue, le Code du travail ne fixe aucune majoration de salaire pour les heures de nuit. Il impose un repos compensateur et, « le cas échéant », une compensation salariale définie par l’accord qui met en place le travail de nuit (L3122-8). Les taux viennent des conventions collectives : 10 % dans beaucoup de branches, 20 % ou 25 % dans d’autres, parfois un montant fixe par heure. Saisissez le taux de votre convention dans les options ; sans taux, le calculateur affiche les heures de nuit sans les valoriser.

Le statut de travailleur de nuit, qui déclenche la limite de 8 heures par poste (L3122-6) et le suivi médical, suppose au moins 3 heures de nuit deux fois par semaine, ou 270 heures de nuit sur douze mois. Un poste de nuit occasionnel n’en fait pas un travailleur de nuit, mais la majoration conventionnelle s’applique quand même aux heures concernées.

Minutes en centièmes

La paie travaille en centièmes d’heure : 8 h 30 s’écrit 8,50 et 7 h 45 s’écrit 7,75. La conversion divise les minutes par 60. Les minutes multiples de 3 donnent une valeur exacte, les autres sont arrondies.

Conversion des minutes en centièmes
MinutesCentièmesMinutesCentièmesMinutesCentièmes
50,08250,42450,75
100,17300,50500,83
150,25350,58550,92
200,33400,67601,00

L’erreur classique consiste à lire 7,30 comme 7 h 30 : 7,30 en centièmes, c’est 7 h 18. La table complète de 1 à 60 minutes, le sens inverse et les formules Excel sont sur la page heures en centièmes.

Semaine, mois, année : 35 h, 151,67 h, 1 607 h

Trois chiffres reviennent dans tous les contrats et les bulletins de paie, et ils ne se déduisent pas simplement l’un de l’autre.

  • 151,67 heures par mois : 35 heures × 52 semaines ÷ 12 mois. C’est la durée mensuelle qui figure sur le bulletin et par laquelle on divise le salaire pour obtenir le taux horaire. Pour 39 heures, 169 heures ; pour 37 heures, 160,33.
  • 1 607 heures par an : la durée annuelle de référence depuis 2004. Le calcul officiel retire 104 jours de week-end, 25 jours de congés payés et 8 jours fériés moyens à 365 jours, soit 228 jours ou 1 596 heures, arrondis à 1 600, plus 7 heures pour la journée de solidarité. C’est le seuil des heures supplémentaires dans un décompte annualisé.
  • Jours ouvrés : 2026 compte 261 jours de semaine, dont 9 jours fériés tombant un jour de semaine, soit 252 jours ouvrés, à multiplier par votre durée quotidienne. Le calculateur d’heures par mois fait le décompte mois par mois avec les jours fériés, en Alsace-Moselle aussi.

Pour une période de plusieurs semaines, l’onglet Période affiche chaque jour, les jours de congés et fériés avec leur durée prévue, le total réalisé et le solde par rapport à la durée contractuelle. Les semaines sont regroupées du lundi au dimanche, comme le veut l’article L3121-35 pour le décompte des heures supplémentaires.

Décompte et conservation des heures

Quand tous les salariés d’un service suivent le même horaire collectif, il suffit de l’afficher. Dès que les horaires sont individualisés, l’employeur doit enregistrer chaque jour les heures de début et de fin de chaque salarié, ou la durée du travail accompli, et établir chaque semaine un récapitulatif (art. L3171-2 et D3171-8). En cas de litige, la preuve des heures est partagée : le salarié présente des éléments précis, par exemple un relevé tenu au jour le jour, et l’employeur doit y répondre avec ses propres documents (L3171-4). Un relevé comme celui de la feuille d’heures remplit cette fonction des deux côtés.

Les documents de décompte doivent être tenus à la disposition de l’inspection du travail pendant un an (D3171-16). Les bulletins de paie, eux, se conservent cinq ans côté employeur et sans limite côté salarié ; les deux délais ne se confondent pas.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Soustraire les heures et les minutes séparément sans retenue. 17:15 − 8:45 n’est pas 9:30 mais 8:30 ; passez par les minutes ou par la méthode « compléter à l’heure pleine ».
  • Confondre centièmes et minutes. 8,50 est 8 h 30 ; 8,30 est 8 h 18.
  • Compter la pause déjeuner comme du travail. Elle n’en est que si le salarié reste à disposition.
  • Calculer les heures supplémentaires au mois. Le seuil de 35 heures s’apprécie par semaine civile ; un mois de 160 heures peut contenir des heures supplémentaires si une semaine dépasse 35.
  • Appliquer une majoration de nuit « légale ». Elle n’existe pas ; seule la convention collective la fixe.
  • Oublier le changement d’heure. Le poste de nuit du dernier samedi de mars dure 7 heures et celui du dernier samedi d’octobre 9 heures sur une pendule qui affiche 8 heures.

Questions fréquentes

Comment calculer ses heures de travail ?

Heure de fin moins heure de début, moins les pauses non rémunérées. De 8 h 30 à 17 h 30 avec une heure de pause : 17:30 − 08:30 = 9:00, moins 1:00 = 8 heures. Si la fin est avant le début, le poste passe minuit : ajoutez 24 heures. Le calculateur affiche le résultat en h:mm pour le relevé et en centièmes pour la paie.

La pause est-elle comptée dans le temps de travail ?

Non, sauf si le salarié reste à la disposition de l’employeur pendant la pause et doit se conformer à ses directives. La pause légale de 20 minutes dès 6 heures de travail (art. L3121-16) n’est pas du temps de travail effectif et n’est pas payée, sauf disposition plus favorable de la convention collective.

Combien d’heures peut-on travailler par jour et par semaine ?

Au maximum 10 heures par jour (12 par accord), 48 heures dans une semaine et 44 heures en moyenne sur 12 semaines (46 par accord), avec un repos quotidien de 11 heures. La durée légale de 35 heures n’est pas un maximum : les heures de la 36e à la 48e sont des heures supplémentaires, dans la limite du contingent de 220 heures par an.

Comment calculer les heures supplémentaires ?

Toute heure au-delà de 35 heures dans la semaine civile est une heure supplémentaire. Sans accord collectif, les huit premières sont payées avec 25 % de majoration et les suivantes avec 50 %. Un taux horaire de 15 euros donne 18,75 euros pour la 36e à la 43e heure et 22,50 euros à partir de la 44e. L’onglet Semaine répartit automatiquement les heures.

Quelle est la majoration des heures de nuit ?

Le Code du travail n’en fixe aucune. Il définit le travail de nuit (21 h à 6 h à défaut d’accord) et impose un repos compensateur ; la compensation salariale, quand elle existe, vient de la convention collective ou de l’accord d’entreprise, souvent entre 10 et 25 %. Saisissez votre taux dans les options du calculateur pour valoriser les heures de nuit.

Comment calculer 7 h 30 de travail ?

7 h 30 de travail effectif correspondent à 7,5 heures en centièmes et s’obtiennent par exemple de 8 h 30 à 17 h avec une heure de pause, ou de 9 h à 17 h avec 30 minutes. Sur cinq jours, cela fait 37 h 30 par semaine, soit 2 h 30 d’heures supplémentaires au-delà de la durée légale de 35 heures.

Comment calculer les 151,67 heures par mois ?

35 heures par semaine multipliées par 52 semaines, divisées par 12 mois : 35 × 52 ÷ 12 = 151,67. C’est la durée mensuelle de référence d’un temps plein, inscrite sur le bulletin de paie, et le diviseur pour passer du salaire mensuel au taux horaire. Pour 39 heures, le même calcul donne 169 heures.

Le calculateur gère-t-il les horaires coupés et les postes de nuit ?

Oui. Ajoutez une seconde plage pour un horaire coupé (par exemple 9 h – 14 h puis 18 h – 23 h) : l’intervalle entre les plages n’est pas compté. Pour un poste de nuit, saisissez simplement une fin inférieure au début ; le passage à minuit est détecté et les heures entre 21 h et 6 h sont comptées à part.

Mes saisies sont-elles enregistrées ?

Dans votre navigateur uniquement, pour que vous retrouviez votre semaine à la prochaine visite. Rien n’est envoyé à un serveur. « Réinitialiser » efface les données ; « Partager le lien » les encode dans l’adresse, à ne transmettre qu’à qui vous voulez. Vous pouvez tenir plusieurs profils, par exemple un par salarié.

Puis-je utiliser le résultat pour la paie ?

Le résultat en centièmes et la répartition entre heures normales et heures supplémentaires sont ceux que la paie utilise, sous réserve des dispositions de votre convention collective (taux, contingent, repos compensateur). Le calculateur ne calcule ni cotisations ni net ; il donne le brut et les heures. Exportez en CSV ou en Excel pour le transmettre.

Calculateurs associés

Sources

Vérifié par l’équipe éditoriale de CalcHours. Les calculs reposent sur les textes cités ci-dessous ; ils ne remplacent pas un conseil juridique ou celui d’un gestionnaire de paie.

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